Prière pour obtenir des grâces
par l’intercession
du vénérable évêque Mgr Boleslas Sloskans

Dieu, notre Père,

Tu nous as donné le vénérable évêque Boleslas Sloskans
comme humble témoin de l’amour de ton Fils qui s’est livré pour nous.

Fidèle à sa devise épiscopale Hostia pro fratribus — « Offrande pour ses frères » —,
Mgr Sloskans a témoigné de l’amour du bon Pasteur
dans les conditions extrêmes de sa captivité,
mais aussi en se consumant dans la vie ordinaire.

Par son intercession, accorde-nous la grâce que nous t’implorons,
animés du vif désir qu’il soit bientôt béatifié.

Notre Père… Je vous salue Marie… Gloire au Père…

Imprimatur
Malines, le 6 septembre 2012
Mgr André-Joseph Léonard, archevêque de Malines-Bruxelles

 

Ouverture de la Cause de béatification

La renommée de sainteté de Mgr Boleslas Sloskans l’a accompagné durant toute sa vie. Même s’il n’est pas mort martyr, il était prêt à mourir pour l’Église, comme il l’a dit lui-même. Sa vie entière qui s’est achevée en 1981 à Louvain (Leuven) où il a passé ses 33 dernières années ne fut d’ailleurs qu’une « offrande pour ses frères », une hostia pro fratribus, selon sa devise épiscopale : il a vraiment aimé jusqu’au bout. On comprend alors que l’archevêché de Malines-Bruxelles où se trouve Louvain ait ouvert, le 15 avril 1999, son procès de béatification qui a déjà abouti à la reconnaissance de l’héroïcité de ses vertus, proclamée par Jean Paul II en 2004. C’est le résultat du travail de toute une équipe conduite par Mgr Stefaan Van Calster.

Le 10 mai 1996, la Fondation « Mgr Boleslas Sloskans » avait déjà adressé au Cardinal Godfried Danneels, archevêque de Malines-Bruxelles la demande de reconnaître cette Fondation comme actor (« demandeur ») dans la Cause de béatification de Mgr B. Sloskans et elle proposa l’abbé Stefaan Van Calster comme Postulateur de la Cause. Comme la dépouille mortelle de Mgr B. Sloskans avait été transférée, le 10 octobre 1993, à Aglona en Lettonie, le cardinal Danneels pensa, toutefois, que l’épiscopat de Lettonie devrait lui-même ouvrir la Cause. Mais le cardinal Janis Pujats, archevêque de Riga (Lettonie), ne voyait pas la nécessité et la possibilité d’ouvrir le Procès en Lettonie. Mgr Antons Justs, évêque de Jelgava (Lettonie), expliqua personnellement au cardinal Danneels le point de vue de la conférence des évêques de Lettonie qui désiraient unanimement et vivement voir débuter le procès de béatification de Mgr B. Sloskans, sans pouvoir prendre l’initiative en Lettonie même, par manque de moyens. Dans une lettre datée du 23 avril 1999, le cardinal G. Danneels fit alors parvenir une réponse favorable à la Fondation « Mgr Boleslas Sloskans » en l’érigeant comme actor (« demandeur »). Respectivement le 16 juin et le 15 septembre 1999, l’abbé A.-M. Jerumanis, professeur à la faculté de théologie de Lugano (Suisse), et Mgr J. Lescrauwaet, ancien évêque auxiliaire de Haarlem (Pays-Bas) donnèrent leur « nihil obstat » sur les écrits de Mgr Sloskans.

 

Installation du tribunal diocésain

Le 10 mars 2000, le cardinal G. Danneels installa le tribunal pour la béatification. L’abbé Stefaan Van Calster fut nommé délégué épiscopal pour cette Cause et Dr Janis Jerumanis devint postulateur. Celui-ci avait déjà rassemblé 35 témoignages qu’il avait publiés en partie dans son livre sur Mgr Sloskans en letton (1990).

Mme A. Paklons, Dr J. Peijneburg et Mgr A. Smelters devinrent vice-postulateurs de la Cause. Dr L. De Maere fut nommé promoteur du droit. Dr P. Cools et E. Van Damme furent nommés notaires. Mgr J. Lescrauwaet, Prof. A.-M. Jerumanis, Prof. P.-M. Jerumanis, Prof. P. Trouillez et Dom G. Michiels, OSB, furent nommés théologiens et historiens de la Cause.

Le 12 mars 2000, le cardinal G. Danneels adressa une lettre officielle au Préfet de la Congrégation de la Cause des saints en expliquant la motivation de la demande de béatification. Entretemps, le cardinal Casimir Swiatek, archevêque de Minsk (Biéolorussie), dont Mgr B. Sloskans avait été administrateur apostolique de 1926 à 1981, avait été informé de l’ouverture de la Cause.

 

Le procès informatif

L’interrogatoire des témoins

Une part importante du travail du tribunal fut l’interrogatoire des témoins qui ont connu personnellement Mgr B. Sloskans. Il s’agissait de préciser comment il a vécu sa fidélité à l’Évangile. 36 sessions furent organisées en Belgique, en Allemagne et aux Pays-Bas. 30 personnes furent ainsi interrogées. Le tribunal s’est aussi déplacé en Lettonie pour interroger 14 témoins en 14 sessions.

La consultation des archives

En se fondant sur ces témoins et le travail sur la biographie de Mgr Sloskans réalisé par l’abbé A.-M. Jerumanis, le tribunal demanda accès à 21 archives, parmi lesquelles il y a les archives du Concile Vatican II, des archidiocèses de Malines-Bruxelles, de Minsk et de Riga, de la maison généralice de la Compagnie de Jésus à Rome, du Carmel de Lisieux, de Moscou, de Saint-Pétersbourg, du KGB de Minsk.

L’orthodoxie des écrits

Lors de la session du 29 juillet 2000, l’abbé A.-M. Jerumanis a donné un résumé des écrits de Mgr Sloskans, en faisant la déclaration officielle qu’il n’y avait rien contre la foi et les mœurs ou contre l’Église. L’abbé P.-M. Jerumanis dut également donner son avis sur la question.

L’étude de l’héroïcité des vertus

L’abbé P.-M. Jerumanis qui était, à l’époque, professeur au Studium de Notre-Dame de Vie agrégé à la Faculté du Teresianum de Rome reçut pour mission spéciale de présenter la vie spirituelle du Serviteur de Dieu et, surtout, d’étudier avec soin la sainteté de sa vie. Il a donc dû vérifier, sur la base de tous les documents et des témoignages, si Mgr Sloskans a pratiqué, de manière héroïque, les vertus théologales, les vertus cardinales, les conseils évangéliques et, pour finir, l’humilité qui est la vertu qui permet d’authentifier tout l’organisme des vertus.

La renommée de sainteté

Le tribunal étudia aussi la renommée de sainteté de Mgr B. Sloskans. Déjà au séminaire de Saint-Pétersbourg, Boleslas Sloskans était considéré comme un saint. Comme jeune prêtre, la sainteté de sa vie fut remarquée par ses confrères. C’est précisément en raison de sa sainteté que Mgr Pie-Eugène Neveu présenta à Mgr Michel d’Herbigny l’abbé Boleslas Sloskans comme candidat à l’épiscopat. Après sa libération en 1933, le rayonnement de sa sainteté devint encore plus manifeste. Il laissa une impression inoubliable en Lettonie où il exerça son ministère de 1934 à 1944. C’est en raison de sa renommée de sainteté en Lettonie que l’archevêque de Riga demanda d’ailleurs le transfert de sa dépouille mortelle en 1993 au sanctuaire marial letton d’Aglona. Les témoignages de personnes qui connurent le Serviteur de Dieu en Belgique et en Allemagne après la guerre ne font que confirmer sa renommée de sainteté. De nombreux évêques, de nombreux prêtres, de nombreuse religieuses, de nombreux fidèles laïcs témoignent de sa configuration au Christ. En Belgique, il fut appelé tout simplement « le saint évêque ». Les trois abbés de l’abbaye bénédictine du Mont-César, qui se sont succédés pendant la période de près de 30 ans où Mgr Sloskans vécut dans l’abbaye, attestent aussi l’exemplarité et la sainteté de sa vie.

 

Le procès romain : la reconnaissance de l’héroïcité des vertus

Les actes du procès informatif du tribunal érigé dans l’archidiocèse de Malines-Bruxelles furent déposés à la Congrégation pour les Causes des saints. Le 11 janvier 2002, le père Ambrogio Eszer, OP, fut nommé relateur général. Avec ses collaborateurs, Mgr S. Van Calster, nommé postulateur romain, rassembla alors les actes dans une Positio qui fut présentée, le 20 février 2003, par le relateur général, aux neuf théologiens consulteurs de la Congrégation. Celui-ci écrivit en conclusion : « Après avoir étudié tous les Actes de cette Cause et toutes les sources historiques, nous sommes persuadés qu’il n’est pas nécessaire de poursuivre les recherches : le matériel présenté dans la Positio est plus que suffisant pour que les révérendissimes consulteurs théologiens puissent l’examiner dans le but de faire leur Votum sur l’héroïcité des vertus et la renommée de sainteté du Serviteur de Dieu Boleslas Sloskans. »

Le travail des neuf Consulteurs a été présenté, le 8 novembre, devant un congrès spécial de la Congrégation pour les Cause de saints. Au terme des débats, les consulteurs se sont exprimés unanimement avec un vote affirmatif. Le promoteur général de la foi, Mgr Sandro Corradini, proposa alors au pape Jean-Paul II de reconnaître l’héroïcité des vertus du Serviteur de Dieu. Le décret sur l’héroïcité des vertus fut promulgué le 20 décembre 2004. Désormais, Mgr Boleslas Sloskans est appelé « Vénérable ».

 

Vers la béatification

Pour la béatification de Mgr B. Sloskans, le pape doit encore reconnaître un miracle attribué au vénérable évêque.

La guérison d’un prêtre de Bruxelles attribuée à l’intercession de Mgr Sloskans a été étudiée avec attention par quatre médecins belges. D’après leurs conclusions, cette guérison est, dans l’état actuel de la science, inexplicable. Le dossier a été déposé à la Congrégation pour les Causes des saints qui n’a cependant pas encore reconnu cette guérison comme un miracle.

D’autres guérisons attribuées à Mgr Sloskans qui semblent inexplicables sont à l’étude.

 

Découvrir la figure et l’enseignement du vénérable évêque

Tout le processus qui conduira, nous l’espérons vivement, à la béatification de Mgr Sloskans, ne se limite pas à l’étude de faveurs ou de guérisons attribuées au vénérable évêque. Pour le bien de l’Église, la figure et l’enseignement très actuels de Mgr Sloskans méritent déjà d’être de plus en plus connus. Le postulateur de la Cause et la Fondation « Mgr B. Sloskans » ont aussi la mission de populariser le vénérable évêque, pour que de plus en plus de personnes puissent déjà le connaître et le prendre pour ami, pour frère ou pour père, en se recommandant à son intercession. Mgr Boleslas Sloskans sera proclamé bienheureux, et, peut-être, saint, quand Dieu le voudra et s’il le voudra.

 

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