Le procès informatif

L’interrogatoire des témoins

Une part importante du travail du tribunal fut l’interrogatoire des témoins qui ont connu personnellement Mgr B. Sloskans. Il s’agissait de préciser comment il a vécu sa fidélité à l’Évangile. 36 sessions furent organisées en Belgique, en Allemagne et aux Pays-Bas. 30 personnes furent ainsi interrogées. Le tribunal s’est aussi déplacé en Lettonie pour interroger 14 témoins en 14 sessions.

La consultation des archives

En se fondant sur ces témoins et le travail sur la biographie de Mgr Sloskans réalisé par l’abbé A.-M. Jerumanis, le tribunal demanda accès à 21 archives, parmi lesquelles il y a les archives du Concile Vatican II, des archidiocèses de Malines-Bruxelles, de Minsk et de Riga, de la maison généralice de la Compagnie de Jésus à Rome, du Carmel de Lisieux, de Moscou, de Saint-Pétersbourg, du KGB de Minsk.

L’orthodoxie des écrits

Lors de la session du 29 juillet 2000, l’abbé A.-M. Jerumanis a donné un résumé des écrits de Mgr Sloskans, en faisant la déclaration officielle qu’il n’y avait rien contre la foi et les mœurs ou contre l’Église. L’abbé P.-M. Jerumanis dut également donner son avis sur la question.

L’étude de l’héroïcité des vertus

L’abbé P.-M. Jerumanis qui était, à l’époque, professeur au Studium de Notre-Dame de Vie agrégé à la Faculté du Teresianum de Rome reçut pour mission spéciale de présenter la vie spirituelle du Serviteur de Dieu et, surtout, d’étudier avec soin la sainteté de sa vie. Il a donc dû vérifier, sur la base de tous les documents et des témoignages, si Mgr Sloskans a pratiqué, de manière héroïque, les vertus théologales, les vertus cardinales, les conseils évangéliques et, pour finir, l’humilité qui est la vertu qui permet d’authentifier tout l’organisme des vertus.

La renommée de sainteté

Le tribunal étudia aussi la renommée de sainteté de Mgr B. Sloskans. Déjà au séminaire de Saint-Pétersbourg, Boleslas Sloskans était considéré comme un saint. Comme jeune prêtre, la sainteté de sa vie fut remarquée par ses confrères. C’est précisément en raison de sa sainteté que Mgr Pie-Eugène Neveu présenta à Mgr Michel d’Herbigny l’abbé Boleslas Sloskans comme candidat à l’épiscopat. Après sa libération en 1933, le rayonnement de sa sainteté devint encore plus manifeste. Il laissa une impression inoubliable en Lettonie où il exerça son ministère de 1934 à 1944. C’est en raison de sa renommée de sainteté en Lettonie que l’archevêque de Riga demanda d’ailleurs le transfert de sa dépouille mortelle en 1993 au sanctuaire marial letton d’Aglona. Les témoignages de personnes qui connurent le Serviteur de Dieu en Belgique et en Allemagne après la guerre ne font que confirmer sa renommée de sainteté. De nombreux évêques, de nombreux prêtres, de nombreuse religieuses, de nombreux fidèles laïcs témoignent de sa configuration au Christ. En Belgique, il fut appelé tout simplement « le saint évêque ». Les trois abbés de l’abbaye bénédictine du Mont-César, qui se sont succédés pendant la période de près de 30 ans où Mgr Sloskans vécut dans l’abbaye, attestent aussi l’exemplarité et la sainteté de sa vie.

 

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