Ouverture de la Cause de béatification

La renommée de sainteté de Mgr Boleslas Sloskans l’a accompagné durant toute sa vie. Même s’il n’est pas mort martyr, il était prêt à mourir pour l’Église, comme il l’a dit lui-même. Sa vie entière qui s’est achevée en 1981 à Louvain (Leuven) où il a passé ses 33 dernières années ne fut d’ailleurs qu’une « offrande pour ses frères », une hostia pro fratribus, selon sa devise épiscopale : il a vraiment aimé jusqu’au bout. On comprend alors que l’archevêché de Malines-Bruxelles où se trouve Louvain ait ouvert, le 15 avril 1999, son procès de béatification qui a déjà abouti à la reconnaissance de l’héroïcité de ses vertus, proclamée par Jean Paul II en 2004. C’est le résultat du travail de toute une équipe conduite par Mgr Stefaan Van Calster.

Le 10 mai 1996, la Fondation « Mgr Boleslas Sloskans » avait déjà adressé au Cardinal Godfried Danneels, archevêque de Malines-Bruxelles la demande de reconnaître cette Fondation comme actor (« demandeur ») dans la Cause de béatification de Mgr B. Sloskans et elle proposa l’abbé Stefaan Van Calster comme Postulateur de la Cause. Comme la dépouille mortelle de Mgr B. Sloskans avait été transférée, le 10 octobre 1993, à Aglona en Lettonie, le cardinal Danneels pensa, toutefois, que l’épiscopat de Lettonie devrait lui-même ouvrir la Cause. Mais le cardinal Janis Pujats, archevêque de Riga (Lettonie), ne voyait pas la nécessité et la possibilité d’ouvrir le Procès en Lettonie. Mgr Antons Justs, évêque de Jelgava (Lettonie), expliqua personnellement au cardinal Danneels le point de vue de la conférence des évêques de Lettonie qui désiraient unanimement et vivement voir débuter le procès de béatification de Mgr B. Sloskans, sans pouvoir prendre l’initiative en Lettonie même, par manque de moyens. Dans une lettre datée du 23 avril 1999, le cardinal G. Danneels fit alors parvenir une réponse favorable à la Fondation « Mgr Boleslas Sloskans » en l’érigeant comme actor (« demandeur »). Respectivement le 16 juin et le 15 septembre 1999, l’abbé A.-M. Jerumanis, professeur à la faculté de théologie de Lugano (Suisse), et Mgr J. Lescrauwaet, ancien évêque auxiliaire de Haarlem (Pays-Bas) donnèrent leur « nihil obstat » sur les écrits de Mgr Sloskans.

 

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